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Quels sont les facteurs les plus discriminants au travail ?

Une étude menée par « The Riveter » en partenariat avec « Xerox » (entreprise américaine) et « YouGov » (société d’étude de marché basée sur internet et fondée au Royaume-Uni) ont posé cette question à 1550 femmes.

Sur les différents critères exprimés, 58% des interrogées disent qu’ils ont un impact significatif sur leur vie au travail.

Les plus significatifs étant :

– Le genre : 17%

– Le physique : 19%

– Le handicap : 20%

– L’âge : 25%

Toujours selon les personnes interrogées cet impact se ressentirai sur la raréfaction des opportunités d’évolution, de l’accès à l’emploi ou à des postes à responsabilités.

Ainsi, selon les femmes interrogées, l’âgisme serait le principal critère de discrimination devant le sexisme.

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des femmes disent qu'un ou plusieurs de ces aspects ont un impact sur l'expérience de travail.

  • Âge 25%
  • Capacités physique (handicap) 20%
  • Physique (forme, taille) 19%
  • Genre 17%
  • Parent ou non 13%
  • Ethnie 11%
  • Statut marital 10%

On retrouve ce constat en 2006, où une expérience fut mise en place par l’observatoire des discriminations. Elle avait pour but de comparer les convocations à un entretien d’embauche obtenues par un candidat de référence (homme âgé de 28 à 30 ans), et par des candidats factices, susceptibles d’être discriminés en fonction de l’âge, le sexe, l’origine, le handicap et l’apparence physique.

 

Les résultats mettent en évidence qu’un candidat âgé de 48 à 50 ans a trois fois moins de chances que le candidat de référence d’obtenir un entretien d‘embauche.

 

L’un des premiers articles sur l’âgisme fut écrit en 1969 par le gérontologue américain R.Butler dans lequel il fit la description des discriminations et préjudices dont sont victimes les personnes âgées.

Les différentes études menées ont ainsi montré que l’âgisme est plus fréquent que le racisme et le sexisme et qu’il est plus difficile à détecter.

 

La majorité des travaux sur l’âgisme sont concentrés sur les attitudes et croyances des jeunes vis-à-vis des personnes âgées.

 

Bien qu’il soit difficile de déterminer exactement l’âge d’intériorisation des stéréotypes, il est quasi certain que les enfants ont une perception négative de la vieillisse et des âgés.

 

En 1977, une étude de Seefeldt et al. montre que 67% des enfants considèrent les âges comme « impotents, passifs et incapables de s’occuper d’eux-mêmes ». D’autre études plus récentes vont également dans ce sens.

 

Vous pouvez trouver l’étude de « The Riveter » en format PDF (en anglais) sur leur site

 

En complément de ce même sujet, vous pouvez également lire le rapport très complet du conseil supérieur à l’égalité professionnelle qui a pour thème : les femmes seniors dans l’emploi

 

On y constate une différence sur l’activité des hommes seniors (57%) et des femmes seniors (53%).

 

De plus, à partir de 45 ans, les femmes sont sous-représentées aux fonctions à responsabilités : 1/3 des cadres supérieurs de 45-65 ans sont des femmes.

 

Sources :

– La discrimination fondée sur l’âge dans l’emploi ; Retraite et société 2007/2 (n°51)

– Exclusion sociale des personnes âges : dynamiques du parcours de vie et désavantages multidimensionnels (vol. I) ; Retraite et société 2019/1 (n°81)

– Du découpage de la vie à l’âgisme ; Béatrice Beaufils ; Sciences sociales et santé 2007/3 (Vol. 25)